Les Vagabonds de l'Imaginaire

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 V - Les Sectes

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Vincent
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MessageSujet: V - Les Sectes   Dim 19 Fév - 11:44

La Camarilla

la Camarilla est aussi appelée « la Tour d’Ivoire », un surnom qui lui sied à la perfection. Fondée au  XVe siècle, cette secte apparut dans le but de protéger la société vampirique des ravages de l’Inquisition et de mettre un terme à la disparition des nombreux anciens provoquée par la Guerre des princes, durant l’Âge des Ténèbres. Les dirigeants de la Camarilla firent impi-toyablement appliquer la tradition de la Mascarade, qui devint la plus importante loi de la secte, une priorité capitale aujourd’hui encore. Ces soi-disant « damnés » cherchent à maintenir une discrète harmonie entre les vampires et l’humanité, un objectif que tente constam-ment de déjouer le Sabbat.

La Camarilla se voit comme la société vampirique, une prétention qui n’est pas totalement injustifiée. Après tout, il s’agit de la plus vaste secte de damnés et presque toutes les villes du globe en abritent au moins un représentant. Un damné qui entre dans une nouvelle ville et y cherche la population vampirique locale y trouvera bien souvent une cour de la Camarilla. Cette omniprésence est en partie due au fait que la Camarilla affirme que tout vampire, quel que soit son clan ou sa lignée, peut se rendre auprès d’un prince et lui demander à intégrer la secte. Mais il faut se rappeler que la Camarilla prétend aussi que l’ensemble de la société vampirique tombe sous son autorité, quoi qu’en pensent les autres vampires. De nombreux damnés trouvent plus simple de prendre place dans l’ombre de la Tour d’Ivoire que de discuter de ce point.

Au fil des siècles, la Camarilla a tout fait pour appuyer ses prétentions de domination, mais son succès reste limité. Les vampires sont des créatures territoriales par nature, et si les princes affirment que les justicars sont tout-puissants sur Terre, ils ne voient pas toujours d’un très bon œil les archontes qui se présentent sur leur domaine et exigent leur obéissance aveugle. Les anciens qui se souviennent du temps où les sectes n’existaient pas raillent ce qu’ils appellent « l’audace des nouveau-nés ». Cependant, les flammes de l’Inquisition brûlent encore dans leur mémoire, et beaucoup sont prêts à renoncer à quelques privilèges pour soutenir la Mascarade et se protéger de la société des mortels.

Les villes de la Camarilla sont moins cosmopolites que ne le prétend la secte. Si les damnés de tout lignage peuvent en devenir membres, beaucoup sont issus des clans fondateurs de la Camarilla : les Brujahs, Gangrels, Malkaviens, Nosferatus, Toréadors, Tremeres et Ventrues. Ces clans ont contribué à la création de la Camarilla et disposent d’un siège au Cercle intérieur . Les vampires d’autres lignées peuvent assister aux conclaves et rencontres, mais leur voix est minoritaire, quand elle n’est pas simplement ignorée.

La Camarilla s’est opposée au Sabbat dès sa création pour protéger la Mascarade et ses membres. Si le Sabbat a rejeté les traditions et tout simulacre d’humanité en raison de la Géhenne, la Tour d’Ivoire a tenu bon et désigné la secte rivale comme ennemi officiel. Depuis, la Camarilla lui mène une guerre ouverte ou larvée selon les endroits, perdant et regagnant des villes à l’occasion. Tous ceux qui se tiennent en travers de son chemin dans sa lutte contre le Sabbat sont assimilés eux aussi à des ennemis.

C’est à cause de ce conflit incessant que la Tour d’Ivoire se fissure aujourd’hui, bien qu’elle se garde de le reconnaître. Les anciens se cramponnent à leur pouvoir, et craignent de plus en plus que d’autres damnés soient en réalité des espions du Sabbat ou des sympathisants anarchs. Les nouveau-nés ont de plus en plus le senti-ment d’être les serfs d’une aristocratie d’anciens, d’autant qu’on leur demande de protéger et de soutenir une orga-nisation qui leur offre peu de possibilités de promotion, mais une pléthore de mesures répressives. Les ancillae occupent la pire place : ils sont incapables de rejoindre le cercle des anciens, mais ces derniers leur laissent suffi-samment de miettes pour attiser la jalousie de leurs plus jeunes semblables.

Les nouveau-nés et les jeunes ancillae ont cependant un avantage de taille : la technologie moderne. Les anciens ne veulent ou ne peuvent maîtriser les outils que leur offre pourtant le monde contemporain : smartphones, tablettes informatiques, gilets pare-balles, armes de poing ou réseaux sociaux. Ils s’éloignent de plus en plus d’un monde dans lequel même les enfants savent tenir un blog, où les médias sont maintenant multiples. De jeunes damnés réservent cependant un bon accueil à ce type d’ou-tils, dont ils se servent pour protéger la Mascarade, mais d’autres se demandent pourquoi ils ne s’emparent pas du pouvoir que gardent jalousement les anciens : le pouvoir politique d’une part, mais également celui qui coule dans leur veine en commettant la diablerie, la pire des perfi-dies. Les anciens sont donc de plus en plus souvent aux prises avec des choses qui les dépassent, détruisant des infants sournois, mais également de loyaux serviteurs. Les ennemis de la Camarilla s’en sont aperçus et attendent patiemment.

Coutumes

La Camarilla se fonde sur un ensemble de traditions dont le prince est le garant. Il les fait appliquer sur son domaine, lui-même ou par le biais d’agents, et punit ceux qui les violent. De nombreux princes s’entourent d’une véritable cour, qui constitue un cercle mondain, capable cependant d’ouvrir une information légale. C’est à la cour que les vampires cancanent, font de la politique et gagnent les faveurs du prince, mais c’est aussi là que ce dernier arbitre les litiges, rend la justice et promulgue ses règles.

Quand un vampire se rend coupable de crimes graves, qu’il commette une énorme infraction à la Mascarade, se livre à la diablerie, ou offense son prince, ce dernier peut faire appel à la Lextalionis, la très redoutée chasse de sang.

Le prince annonce la chasse à sa cour, et la nouvelle est ensuite transmise aux clans par ses primogènes. Tous ceux qui en ont vent doivent y participer (bien que cela puisse se résumer à ne pas se dresser en travers du chemin des chasseurs). De temps en temps, elle consiste à bannir le damné en question de la ville, mais elle ne cesse généra-lement qu’une fois la proie confrontée à la Mort ultime. Certains princes ferment même les yeux sur l’acte d’Ama-ranthe lors de ce genre de traque.

Mais le système légal n’est pas que discipline et sanc-tions. Le système monétaire de la Camarilla (et de beau-coup d’autres vampires indépendants qui ont affaire à la secte) est fondé sur les services et les dettes. Ces dernières (aussi qualifiées de « faveurs ») sont non seulement offertes et contractées, mais également échangées entre vampires dans une sorte d’économie invisible.

Une faveur que l’on doit au primogène Brujah pourra finalement être réglée à un ancien du clan Malkavien, ce qui explique que les vampires font toujours attention à qui ils en doivent. Le non-respect d’une faveur étant susceptible de menacer cette économie, toute forme de rébellion contre le système est sévèrement réprimée par les harpies et le reste des vampires des environs.

Conclaves

Le conclave est au cœur des intrigues politiques de la Camarilla. Il s’agit de la plus haute cour de justice de la secte, où l’on aborde les grandes décisions politiques ayant trait à l’organisation. Il prend la forme d’un important meeting ne pouvant être appelé que par un justicar. Tous les damnés se réclamant de la Camarilla peuvent y assister, et l’événe-ment peut durer de quelques heures à plusieurs semaines. Opération « portes ouvertes », la sécurité y est un sujet sensible, au point que l’emplacement exact de la rencontre n’est parfois annoncé que quelques jours à l’avance.

En règle générale, un conclave est organisé à l’appel d’un individu puissant (comme un prince) ou en raison d’une sérieuse infraction aux traditions. Mais une fois demandé, tout damné peut y présenter ses doléances afin qu’elles y soient examinées. Des domaines entiers ont ainsi été redécoupés, des guerres déclarées, des chasses de sang annoncées, sans compter les princes qu’on a poli-ment invités à quitter au plus tôt leur place. Les tradi-tions y sont également interprétées, et les amendements et précédents n’y sont pas rares. Des princes y reçoivent parfois des pouvoirs extraordinaires ou des permissions exceptionnelles pour se charger de problèmes particulière-ment épineux (comme une infestation locale du Sabbat).

Néanmoins, tous les conclaves ne sont pas organisés en vue de régler des problèmes. Certains justicars en orga-nisent pour mener des débats de politique à long terme et gérer des affaires pressantes qui ont été négligées pendant des années. De nombreux damnés de la Camarilla en profitent pour fraterniser avec leurs pairs ou d’autres représentants de leur lignée, alors que certains y voient l’occasion de dire ce qu’ils ont sur le cœur ou de faire la fête. Au fil des ans, la sécurité est devenue de plus en plus stricte à cause des problèmes que posent les ennemis de la secte. Par ailleurs, seuls des anciens de premier plan semblent en mesure d’y assister et de se faire entendre.

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Dernière édition par Vincent le Dim 19 Fév - 13:10, édité 1 fois
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Vincent
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MessageSujet: Re: V - Les Sectes   Dim 19 Fév - 11:48

Le Sabbat

face à la Camarilla se tient une secte de vampires inhu-mains appelée le Sabbat. La majorité des factions vampiriques croient que la prétendue « Épée de Caïn » est un ramassis de barbares décérébrés et de maniaques ultra-violents, et peut-être même de satanistes bien décidés à faire venir le Diable en personne sur Terre. En tant que tel, le Sabbat est méprisé par l’ensemble de la société vampirique.

Mais si les Descendants ont bien raison de le craindre, ce n’est pas pour ces raisons-là. Si les « damnés » (un terme que le Sabbat méprise) de la Tour d’Ivoire se cachent parmi les mortels et s’accrochent à leurs traditions poussiéreuses, le Sabbat donne libre cours à sa nature vampirique. Il refuse de revêtir les oripeaux de l’humanité, de se laisser asservir ou d’écouter les anciens. Par ailleurs, les vampires sont clairement supérieurs aux mortels. Est-ce que les humains dorment avec les cochons en les qualifiant de frères ? À ce titre, les membres du Sabbat voient les mortels comme des outils et de simples en-cas, au mieux, sans compter qu’ils supportent mal les « caïnites » qui se font passer pour des humains. Ils sont différents par nature et parfaitement inhumains.

Mais l’Épée de Caïn n’est pas qu’un ramassis de psycho-tiques maculés de sang qui cavalent dans les centres commerciaux, armés de tronçonneuses. Ils refusent d’adopter la base morale de l’humanité et se tournent donc vers d’autres alternatives. Ils observent un large éven-tail de Voies de l’Illumination (cf. page 319), des préceptes philosophiques qui canalisent la Bête et permettent aux caïnites de jouir d’une existence quotidienne offrant un minimum d’équilibre (et même de bon sens). Par ailleurs, le Sabbat s’oppose à la moralité, mais également à ses penchants solitaires. Ses représentants se regroupent souvent en meutes qui constituent à la fois des cultes reli-gieux, des factions politiques et des unités de combat.

Entre attachement moral, loyauté de meute et besoin de rébellion, les villes du Sabbat ne sont pas aussi paisibles que les cours de la Camarilla. Dans les diocèses de la secte, il y a toujours beaucoup de tension, et l’environnement des caïnites reflète souvent leur nature explosive. Dans les villes que contrôle le Sabbat, vols, meurtres et viols sont monnaie courante. L’Épée de Caïn menace toutes les villes qu’elle possède, s’insinuant dans le paysage urbain jusqu’à ce qu’elles ne constituent plus que des ressources pour la croisade éternelle. Bien que le Sabbat ne soit sans doute pas plus « mauvais » que certains anciens de la Camarilla, il n’hésite pas à se livrer à des actes de destruc-tion et à faire régner ouvertement la terreur.

C’est à cause de ces tensions que la secte n’est guère unifiée, qu’elle abrite un nombre important de factions de vampires réunies sous sa bannière. L’une des plus craintes est la Main Noire, une milice spéciale dissimulée parmi les meutes de l’Épée de Caïn. Tous ses membres portent un signe particulier, un sceau mystique indélébile sur la paume de la main droite. Bien que cette marque puisse être cachée ou recouverte, il est impossible de s’en débarrasser. Dès lors qu’on intègre la Main, on y reste jusqu’à la Mort ultime. Le Sabbat dispose également de son Inquisition, une modeste faction de caïnites chargés de dénicher les hérétiques et les infernalistes. Quand elle en catalogue un, difficile de nier l’accusation, le groupe usant de toute façon de torture pour obtenir la confes-sion voulue.

La faction des Loyalistes pense constituer le « vrai » Sabbat, en affirmant que chaque vampire est son propre maître. Ils prétendent que tout vampire a le droit de faire ce qu’il veut, au point qu’ils ont tendance à désobéir aux ordres de leurs dirigeants, par esprit de contradic-tion. Il y a aussi la faction du Statu Quo, qui accepte la nature des vampires et sait qu’ébranler les fondations du Sabbat ne sert qu’à le détourner de son véritable objectif. Les Modérés s’opposent à l’empiétement de règles et de directives, qui n’ont pas leur place parmi des créatures comme les vampires. Ils se situent donc entre le dogme des Loyalistes et le conservatisme du Statu Quo. Enfin, les plus vieux membres du Sabbat appartiennent aux Ultraconservateurs, qui soutiennent la centralisation et l’autoritarisme pour faire de la secte une force militaire capable de s’opposer aux Antédiluviens et à la Camarilla.

Le lien qui assure la cohésion du Sabbat est un désir viscéral, quasi religieux, d’occire les Antédiluviens. Quand des meutes ou des courants idéologiques mena-cent de déclencher une guerre civile, le Sabbat s’arrange pour les réconcilier autour de leur haine de la Camarilla (considérée comme une organisation de pantins à la solde des Antédiluviens). La secte tout entière affirme que la Géhenne est proche, qu’il faut se préparer à la fin des temps, lorsque les Antédiluviens se réveilleront pour détruire le monde. Alors, l’Épée de Caïn sauvera la Terre et prendra la place qui lui revient de droit en dirigeant toute la société vampirique.

Le Sabbat a d’ores et déjà démontré qu’il représentait une menace sérieuse pour la Camarilla. Les nouveau-nés qui en ont assez de voir toutes les nuits les mêmes anciens manipuler des pouvoirs qui leur sont éternelle-ment refusés rejoignent la secte sans s’en cacher. Tous les princes craignent qu’une nuit, le Sabbat finisse par appa-raître dans leur Elysium pour les assassiner. Plusieurs cités qui sont des bastions de longue date de la Camarilla sont aujourd’hui disputées ou carrément tombées dans le giron de l’Épée de Caïn. Au fil du temps, la Camarilla a dû prendre des mesures strictes, et notamment tuer des vampires connus (ou simplement suspectés) pour frayer avec le Sabbat. Certains damnés profitent de cette ligne dure pour se débarrasser de rivaux ou se faire bien voir aux yeux de leur sire, mais pour chaque caïnite du Sabbat tué, il y en a toujours plus qui rejoignent la secte.

Coutumes

Tout ce qui a trait au Sabbat tourne autour de deux concepts fondamentaux (et souvent contradictoires) :  la liberté et la loyauté. Le code de Milan (cf. page 41), qui regroupe l’ensemble de ces règles, souligne parfaite-ment ces deux points. Les caïnites sont libres d’agir à leur guise, mais doivent toujours rester fidèles à l’Épée, car seule la secte est en mesure de protéger les vampires libres des anciens manipulateurs, et plus particulièrement des Antédiluviens. Deux des clans les plus influents de la secte, les Lasombras et les Tzimisces, auraient détruit et diablerisé leurs Antédiluviens respectifs, donnant ainsi l’exemple à suivre pour les autres clans du Sabbat.

Mais principes et croyances ne permettent pas toujours de se prémunir de la Bête. À l’instar de la Camarilla, la secte abrite son lot de rivalités et de politi-ciens, sans compter les différends d’ordre philosophique ou religieux, qui peuvent s’avérer tout aussi violents. Ces conflits tiraillent sans cesse l’Épée, l’éloignant bien souvent de ses objectifs, au moins autant (si ce n’est plus) que ses ennemis. Bien que la secte se soit dotée d’une organisation et d’une structure, les caïnites s’encombrent d’un nombre trop élevé de loyautés, incompatibles avec une telle rigidité. Le Sabbat lutte constamment contre lui-même, et ne se réunit que face à ses ennemis.

Le cœur du Sabbat est la meute, un ensemble de vampires liés par le Vinculum) et des inté-rêts communs. Cette cellule fait partie de la société de la secte, au point que les caïnites qui ne font partie d’au-cune meute inspirent généralement la méfiance. Chaque meute attise un sentiment de compétition en son sein, jusqu’à ce qu’une forme d’autorité s’en dégage, comme un prêtre pour mener les rituels et un ductus pour régler les affaires séculières. Il existe des places plus prestigieuses encore , mais contrairement à la Camarilla où tout le pouvoir passe entre les mains du prince, les positions au sein du Sabbat se fondent sur les meutes. Certains diocèses renoncent totalement aux positions les plus élevées, confiant leur gestion et police aux meutes (pour des résultats souvent mitigés).

En dehors des Lasombras et des Tzimisces, la plupart des vampires du Sabbat se considèrent comme les « anti-clans », ou antitribus de leurs clans fondateurs. Certains pervertissent les coutumes de leur clan, tandis que d’autres les poussent à leur paroxysme le plus mons-trueux. Une poignée a même constitué de nouvelles lignées et fini par manifester des disciplines différentes en raison de leur place au sein du Sabbat.

Rituels

À moins qu’il ne s’agisse de « tronches de pelle » (appelées parfois « têtes de pioche »), étreintes à la hâte en temps de guerre, que l’on assomme au moyen d’une pelle, et qui doivent alors se débrouiller pour sortir de leur tombe, la plupart des vampires du Sabbat subissent des rites de création censés faire d’eux de véritables caïnites de la secte. Le rite oblige l’intéressé à faire ses preuves auprès de son sire ou de sa meute, ce qui lui vaut bien souvent d’être défait d’une bonne partie de son Humanité, l’hu-main faible et pathétique se transformant en un véritable monstre digne de la secte.

Pour tourner en dérision les croyances religieuses des humains, de nombreux rituels (ou « ritae ») et conven-tions du Sabbat sont des perversions de ceux de l’Église catholique. L’un des plus importants est la Vaulderie  , une version corrompue de l’Eucharistie durant laquelle les caïnites versent leur sang dans un calice et boivent leurs vitae mélangées pour renforcer leur loyauté les uns envers les autres. Ils participent aussi

à un grand nombre d’autres rituels. Le feu, le sang et la violence sont des thèmes récurrents de ces ritae, et les rituels vont de la danse du feu aux assassinats cérémoniels, en passant par la perversion de jeux et de sports, qui sont de simples prétextes pour se livrer à de purs carnages. Les nuits des caïnites sont tendues et difficiles, et les ritae leur permettent de décompresser et de se lier à d’autres vampires, avant de reprendre la voie de la méfiance et des conflits éternels. Le but de ces rituels est non seulement de créer un sentiment de solidarité parmi les vampires du Sabbat, mais également de repousser les limites de leur enveloppe charnelle et de tester leur potentiel militaire.

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MessageSujet: Re: V - Les Sectes   Mer 22 Fév - 11:02

Le Mouvement Anarch

Faction théorique de la Camarilla, la plupart des « anarchs » sont encore sous l’autorité de la Tour d’Ivoire. Si la Camarilla prétend qu’ils sont sous sa protection, ces derniers qualifient cependant la secte d’oppresseur. Néanmoins, de nombreux représentants du Mouvement anarch comprennent l’utilité de la structure, seuls les éléments les plus radicaux préconisant la séces-sion. Les anarchs cherchent à changer la Tour d’Ivoire de l’intérieur, pour en faire la société bienveillante à laquelle elle affirme aspirer.

Que faut-il changer ? Posez donc la question à une douzaine d’anarchs et vous obtiendrez treize réponses différentes. Chacun est d’accord pour dire que le chan-gement est nécessaire, mais ils ne s’engagent dans aucun projet commun. De grandes lignes se dégagent néan-moins, comme la redistribution du pouvoir des anciens à tous les vampires, et l’instauration d’un leadership poli-tique basé sur le mérite et non l’âge. Reste à savoir cepen-dant s’il faut amener ces changements en organisant des débats passionnés dans l’Elysium ou en menant des actions de guérilla contre des anciens précis, car tous ne sont même pas d’accord en la matière. Contrairement au Sabbat, qui se rebelle parce que les vampires doivent être supérieurs, le Mouvement réclame l’égalité sur le papier.

Naturellement, c’est la définition même de l’égalité qui rend le Mouvement anarch si dangereux pour la société vampirique. Cette opposition au changement n’est pas propre à la Camarilla. Les anciens du Sabbat et des clans indépendants n’ont pas plus envie de renoncer à leur pouvoir, sans compter les ancillae, qui travaillent dur pour suivre les traces de leurs aînés. Si le point de vue des anarchs se répandait, ils auraient fait tout ce boulot pour rien. Il n’est donc pas très surprenant que les anarchs voient la plupart de leurs efforts contrariés et qu’ils soient souvent sur la défensive.

Malgré son appartenance à la Camarilla, le Mouvement anarch est comparable à une secte à part, même s’il ne dispose pas de l’organisation nécessaire pour être au niveau de la Camarilla, du Sabbat et des clans indépen-dants. La seule chose qui les unit, c’est qu’ils savent préci-sément ce qu’ils ne veulent pas. C’est un parfait cri de ralliement, mais cela ne leur confère pas d’organigramme pour autant. Par ailleurs, toute forme de structure mène rapidement à la stagnation, et c’est précisément contre cela que luttent les anarchs.

Mais cela ne veut pas dire que les anarchs sont contre l’organisation. Malgré leur nom, tous ne sont pas anarchistes. Beaucoup cherchent à changer la Camarilla ou le Sabbat pour en tirer de nouvelles structures, généralement basées sur les gouvernements des mortels. La plupart d’entre elles tournent autour d’une forme de démocratie, mais des variantes de néo-féodalisme et même de fascisme ont été testées (avec plus ou moins de succès) au sein du Mouvement. L’un des rares points sur lesquels les anarchs s’entendent, c’est qu’à un moment, il faut quelqu’un au sommet de la pyramide. Ce vampire est habituellement surnommé le baron.

Les anarchs n’ont développé un sentiment d’identité commune que récemment. Après la Seconde Révolte anarch de 1944, qui a conduit à la fondation de l’État anarch libre en Californie, le Conseil révolutionnaire a entériné un ensemble de principes d’auto-gouvernance pour l’État libre avant de se dissoudre : le « Status Perfectus », ou « État parfait ». Il s’agissait d’un document révolutionnaire, le premier à énoncer très clairement le rêve anarch à l’ère moderne. Il appe-lait les anarchs de tous horizons à se protéger les uns et les autres, quel que soit leur clan. Il promettait une nation de damnés libre de toute oppression politique et de préjugés de la part des anciens, et s’engageait même à étendre cette liberté à tous les Descendants, d’où qu’ils viennent. Il déclarait même que le libre arbitre, ou « libertas », fait partie intégrante de la nature spirituelle des damnés, et que tous les vampires doivent œuvrer pour se libérer des forces qui veulent les priver de leur libertas. Certains anarchs ne sont pas d’accord avec tout ou partie du Status Perfectus, mais il s’agit d’un document très influent auprès du Mouvement, et ce qui ressemble le plus aux règles de la secte.

Quoi qu’il en soit, si les anarchs ont un sérieux problème d’organisation, ils ne manquent pas de passion. Du nouveau-né punk le plus agressif au plus mielleux des intellectuels, les anarchs sont exaltés, ce qui suscite une dynamique à laquelle peu de damnés sont habitués. Mais le plus effrayant pour les autres vampires, c’est que les anarchs ont l’air de croire ce qu’ils racontent. Les anciens ont beau essayer de mettre cela sur le compte de leur naïveté ou de leur inexpérience en matière de Jyhad, ces jeunes vampires obtiennent parfois des résultats supé-rieurs à des siècles de manipulation et d’exercice du pouvoir. Et cela terrifie ceux qui le détiennent.

La Révolte anarch vieille de plusieurs siècles pourrait bien reprendre, ce dont sont persuadés de nombreux membres de la secte.

Coutumes

Certains damnés se fourvoient en s’imaginant que le Mouvement anarch n’est qu’un ramassis de Brujahs tout juste étreints et en colère contre leurs aînés. Ils sont bien souvent surpris de découvrir combien la secte est cosmopolite. Car pour chaque nouveau-né braillard qui souhaite tout casser, il existe un ancilla réfléchi et posé, convaincu du bien-fondé des idéaux du Mouvement. Les anarchs n’auraient pas tenu très longtemps s’ils n’étaient que des rebelles sans idées, ou s’ils ne regroupaient qu’une poignée de clans aveuglés par leurs passions. La diversité, cette pluralité qui est à l’origine d’une telle désorganisation, est aussi l’une des plus grandes forces du Mouvement.

Malheureusement, les vampires établissent souvent une hiérarchie entre eux, et ce rassemblement hétéroclite de caïnites n’échappe pas à la règle. Pour des vampires persuadés que le mérite doit être la principale forme de promotion, le statut est un concept incompatible, voire repoussant pour certains. Les anarchs s’appuient donc sur ce qu’ils savent personnellement de leurs semblables, et non sur ce qu’un autre vampire a pu leur en dire. Du coup, l’historique Statut des anarchs s’appuie sur la répu-tation : un savant mélange de fanfaronnade, de bouche-à-oreille et de vantardise, qui permet à l’intéressé d’être reconnu sur sa baronnie et en dehors de celle-ci. Il ne correspond en rien à un rôle politique ou à une position de pouvoir. Il existe des vampires dénués de titre (comme le célèbre blagueur Smiling Jake) bien plus connus que d’autres, qui se targuent pourtant d’une place de baron. Que cette reconnaissance inspire le respect ou le dédain est purement secondaire. Comme le disait Oscar Wilde : « S’il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d’être quelqu’un dont on parle, c’est assurément d’être quelqu’un dont on ne parle pas. »

Jeux et farces


Les anarchs aiment vraiment s’amuser et se taquiner, ce qui n’a rien à voir avec les jeux sanglants auxquels le Sabbat recourt dans le cadre de ses ritae, ni même avec la courtoisie de façade de l’Elysium. Ils pensent que l’exis-tence des caïnites ne doit pas se résumer à des coups de poignard dans le dos, et qu’il vaut mieux profiter au maximum de chaque nuit qui s’offre à eux. Les démons du Sabbat y voient une répugnante démonstration d’huma-nité, tandis que les cyniques de la Camarilla prétendent qu’il faut bien que jeunesse se passe, mais les anarchs s’en moquent. Bien souvent, ils jouent et se font des farces (quand elles ne visent pas des caïnites peu méfiants), à la fois pour tester leur courage, mais aussi pour se défouler et réduire la pression.

Certains anarchs désapprouvent les jeux et farces. Selon eux, cela abaisse le niveau du débat, si bien qu’il est plus difficile pour le Mouvement d’être pris au sérieux, sans compter que tout ce cirque est dangereux et fait planer une menace bien réelle sur la Mascarade. Mais le pire à leurs yeux, c’est qu’il s’agit d’une perte de temps, qui serait utilisé à meilleur escient en déclenchant une glorieuse révolution au sein de la société vampirique. Et il faut dire que jouer au chat et à la souris avec des 9 mm est assez dangereux, même quand chacun a pour consigne de ne pas viser la tête. Par ailleurs, pousser les anciens à entrer en frénésie dans l’Elysium ne facilite pas la tâche d’un baron qui souhaite négocier avec le prince local. L’organisation d’accidents et les mises en scène morbides en présence de mortels sont quant à elles à un cheveu d’enfreindre la Mascarade.

Mais les jeunes anarchs répondent : « Merde alors, après tout, l’éternité est bien trop courte. » Et le jeu continue.

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MessageSujet: Re: V - Les Sectes   Mer 22 Fév - 11:06

Le Indépendants

ces derniers siècles, la danse mortelle à laquelle se sont livrés la Camarilla et le Sabbat a changé la société vampirique. Leur Jyhad sanglant a façonné l’his-toire secrète du monde, provoquant au passage la mort de millions de mortels. Toutefois, certains clans observent les deux sectes qui s’entre-tuent au nom d’une vieille querelle, et décident de garder leurs distances.

Ces quatre lignées sont des clans à part entière, qui ont une chose en commun : elles ne souhaitent pas se mêler de la guerre qui oppose la Camarilla et le Sabbat. Certes, des représentants de ces lignées (généralement de jeunes damnés) apparaissent dans les rangs des deux sectes, mais les anciens des clans indépendants ont d’autres objectifs en tête, des objectifs en totale contradiction avec une quelconque allégeance à une secte.

Bien évidemment, les Indépendants sont d’abord des vampires, et appartiennent ensuite à un clan. Rien ne les oblige donc à épouser aveuglément les idéaux de leur lignée. La plupart s’attachent en priorité à leurs desseins personnels, qu’ils coïncident ou non avec ceux de leur clan. Cela a l’avantage collatéral de confondre un peu plus les autres damnés, car on ne sait jamais si un Indépendant œuvre pour le compte de sa lignée, pour lui-même ou pour les deux en même temps. (Certains prétendent même servir les intérêts de leur lignée, en servant en réalité les leurs et vice versa.) D’un point de vue individuel, les Indépendants sont toujours des éléments imprévisibles, qui n’observent pas de règles ou de lignes politiques précises, et n’empruntent donc pas une voie clairement établie.

Du moins est-ce le point de vue des étrangers.

On dit que les clans indépendants comptent plus d’anciens actifs que ceux dominant les sectes. Un clan dispose du soutien d’un Antédiluvien depuis des siècles. Un autre semble tirer profit du meurtre des caïnites. Les effrayants Mathusalems du troisième seraient réveillés et organiseraient les rangs de leurs progénitures dans un but terrible. Quant au quatrième…

Quelles que soient les rumeurs, les Indépendants agissent comme si de rien n’était, collaborant ou luttant contre les clans comme le fait n’importe quelle secte. S’ils sont bien les pions de maîtres anciens, ils se comportent comme s’ils l’ignoraient.

Les clans

Les clans indépendants n’ont presque rien en commun, si ce n’est qu’ils refusent de rejoindre une secte en masse. Chacun joue un rôle distinct dans le Jyhad et poursuit ses propres objectifs. Ils ne frayent guère avec les membres des autres sectes, et leurs lois sont très différentes des leurs.

Les Assamites

Les Assamites (qui se font appeler les Enfants d’Haqim) constituent un clan de vampires assassins. Il s’agit en quelque sorte de tueurs à gages que les sectes (et tous ceux qui leur donnent du sang) engagent depuis bien longtemps. De tous les Indépendants, ce sont les caïnites les plus craints, pour leur rôle d’assassin, bien sûr, mais aussi parce qu’ils seraient friands du sang des anciens.

S’ils se conduisent traditionnellement en mercenaires, certains Enfants d’Haqim se demandent aujourd’hui s’ils n’auraient pas intérêt à prêter allégeance à une secte ou une autre. Néanmoins, la plupart obéissent aux ordres d’Alamut, leur bastion ancestral, et observent leurs propres règles, appelées les Lois d’Haqim. Les plus loyaux d’entre eux estiment que les autres vampires constituent un véritable fléau qu’il faut éradiquer, mais d’autres prétendent que chaque caïnite doit être jugé (et peut-être tué) sur la base de ses péchés, et pas simplement parce qu’il s’agit d’un vampire.

Les Disciples de Set

Si les Disciples de Set refusent de rejoindre une secte, c’est pour d’autres raisons. Ils estiment faire partie d’une entité beaucoup plus ancienne que la Camarilla et le Sabbat, et rejettent en bloc l’idée que des objectifs fixés depuis l’Antiquité doivent être abandonnés au prétexte que des vampires ont commencé à se faire appeler par un autre nom, il y a de cela quelques siècles. En effet, ils affirment que leur foi, qui remonte aux premières heures de la civilisation, est beaucoup plus importante que la politique.

Ce qui ne veut cependant pas dire que les Setites refusent de louer leurs talents de mercenaires aux diffé-rentes sectes. Leur clan vit et pratique son culte en des lieux secrets, et cela leur donne accès à de noires faveurs et de nombreuses connaissances qu’ils offrent aux vampires qui veulent bien en payer le prix. De nombreux damnés savent qu’il ne vaut mieux pas traiter avec les Setites, mais des caïnites viennent toujours à eux, en se promettant à chaque fois que ce sera la dernière. Chaque faveur échangée ou dépendance créée les rapproche de leur objectif ultime : ressusciter Set en personne.

Les Giovanni

Les Giovanni sont un clan au sens littéral du terme, car non seulement ils regroupent une même lignée vampi-rique, mais la plupart de leurs Étreintes concernent leurs propres descendants. Chacun sait que les Nécromants poursuivent deux objectifs : apprendre les secrets des morts, et accumuler pouvoir et richesse au sein de la société des mortels, ces deux voies aidant considérable-ment le clan dans son ensemble. Seuls quelques anciens de confiance savent que leur fondateur, Augustus Giovanni, cherche à exploiter le savoir et le pouvoir du clan pour abattre le Voile qui sépare le royaume des morts de ce monde.

De fait, les Giovanni n’ont pas besoin des sectes. Ils survivent tout seuls depuis des siècles. Ils n’estiment pas nécessaire de se protéger des mortels en observant une fragile Mascarade. Ils disposent de leur propre famille, qui regroupe alliés, ressources et forces de sécu-rité internes, aussi n’ont-ils pas besoin d’aide. Qu’est-ce qu’une secte pourrait leur apporter qu’ils ne peuvent pas déjà prendre au travers d’accords, d’échanges, et parfois même d’espionnage ? Ils ont fait une promesse, qui les empêche de se mêler des affaires de la Camarilla (et vice versa), mais ils sont très autonomes et ne dépendent nulle-ment de l’autorité des sectes. Ajoutez-y leurs pouvoirs de Nécromancie, et vous comprendrez aisément qu’ils rendent de nombreux vampires très, très nerveux.

Les Ravnos

Les Ravnos sont les maîtres de l’illusion et les esclaves du vice. Ils ne jurent que par eux-mêmes, mais certains accordent presque autant d’importance à leur clan. Comparés aux autres Indépendants, ils sont très mal organisés, en raison de la diaspora dont ils sont victimes, mais également de leur besoin de voyager sans cesse, peu compatible avec une vie de vampire. Ils fréquentent les villes de la Camarilla et du Sabbat, où beaucoup de princes et d’archevêques apprennent à ne pas se mettre en travers de leur chemin, pour leur épargner le violent mal de crâne que leur causeraient les efforts nécessaires pour les empêcher d’entrer.

De fait, les Ravnos sont totalement indifférents aux politiques menées par les sectes, ou par qui que ce soit. Nombre d’observateurs extérieurs les estiment beaucoup trop chaotiques pour avoir un impact significatif sur le Jyhad dans son ensemble. De leur côté, les Ravnos conti-nuent de faire oui de la tête, et de faire ce qu’ils veulent à côté. Le clan pense qu’un jour, son fondateur se réveillera et détruira les autres Antédiluviens. Dans l’attente, ils ne prêtent allégeance à personne et ne voient aucune raison d’agir autrement.

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